Jusqu’à présent
repliée sur la préparation de sa floraison, fermée comme un poing. Elle a
commencé à éclore hier en début d’après-midi et depuis ce moment-là se déplie à
grande vitesse. Le vert-blanc-gris laisse place à un blanc teinté de vert, les
fleurs apparaissent, petites corolles profondes, mystérieuses, secrètes.
Métaphores ? Sans aucun doute…multi-métaphores dont j’aimerais parvenir à
extraire le pollen, le suc. Je me contente de les photographier et je prends conscience du caractère amoureux de cette photographie.

« Noter, c’est comme être à côté. On sait que l’on n’a pas la meilleure place, mais à un moment, peut-être, on aura le meilleur angle de vue .
Noter, c’est un travail de photographe. Penser, c’est du cinéma. »
Antoine Émaz, Lichen, lichen, Editions Rehauts (2003), p 48.
Rédigé par : Angèle Paoli | 21 décembre 2004 à 00h51