Deux disparitions qui pour des raisons différentes me touchent, au cœur de cet océan de deuils et de désastres. En premier lieu la mort à l’âge de 71 ans de Susan Sontag. J’ai souvent été intéressée voire même ébranlée par certains de ses textes publiés dans la presse. je crois savoir aussi qu’elle avait beaucoup réfléchi à la photographie. Pour moi, elle est associée presque indissolublement au 11 septembre, en raison de ses prises de position courageuses et il faut le dire alors très à contre courant, au lendemain des attentats.
« Confrontée
depuis quelques mois aux assauts d'un cancer très agressif, le troisième en
moins de trente ans, Susan Sontag a décidé de se battre contre la maladie, comme
elle l'a déjà fait – comme elle l'a toujours fait, d'ailleurs, depuis cette
première attaque dont était sorti un livre passionnant, au milieu des années
1970 (La Maladie comme métaphore, éd. Christian Bourgois, 1993).
La
photographie
Réfléchissant
au statut de la photographie, à son usage et à ses effets, Susan Sontag est
l'auteur d'un livre étudié dans le monde entier (Sur la photographie,
Seuil, 1979), puis d'un autre, plus récemment (Devant la douleur des autres,
éd. Christian Bourgois, 2003). Dans chacun de ces ouvrages, c'est l'impétuosité
de la pensée qui frappe, en même temps que son acuité. Cette façon d'affronter
L’écriture
L'écriture,
cependant, finit immanquablement par reprendre le dessus. "Pour moi, c'est
un processus d'attention au monde", remarque-t-elle. En particulier la
fiction, qui "permet d'embrasser des paradoxes, de faire écho à des
opinions contradictoires, contrairement au discours politique". Pour
L’autre disparition est celle de Lula….. un nom qui remonte
de mon passé de lectrice, associé bien sûr à Rezvani. Très émue par la
nudité de cette annonce, hier soir, dans le carnet du Monde.
©florence trocmé

à consulter, sur Susan Sontag, le blog de Pierre Assouline :
http://passouline.blog.lemonde.fr/livres/2004/12/pour_saluer_sus.html
Rédigé par : Florence Trocmé | 29 décembre 2004 à 19h09