L’intelligence du labyrinthe, c’est le beau titre choisi par Patrick Kéchichian (décidément peut-être avec Roger-Pol Droit mon chroniqueur préféré dans ce Monde des Livres qui me déçoit tant depuis des mois et des mois…) pour rendre compte des deux nouveaux tomes de Dernier Royaume de Pascal Quignard, Les paradisiaques et Sordidissimes.
Notes prélevées au hasard de son article (Le Monde des livres, vendredi 14 janvier 2005)
« …une forme littéraire ouverte, mouvante. Un livre-monde qui ambitionnerait d’épouser le mouvement perpétuel de la pensée – non pas d’abord celle d’un homme, mais celle que les générations et les civilisations élaborent, développent, perdent, prolongent, s’échangent. L’auteur n’étant lui-même que le bibliothécaire, le lecteur et le scribe de cette circulation des idées, des images et des rêves, des mythes set des fantasmes tout au long de l’histoire […] Cela tient à la fois des Vies de Diogène Laërce, des Essais de Montaigne, des Pensées de Pascal ou des Cahiers de Paul Valéry. […]
Il laisse toute latitude à la chance, au hasard et aux rencontres, aux sautes de la pensée, aux embardée du langage et de l’étymologie. Comme si dans l’interminable déchiffrement du monde, il fallait davantage s’attacher àl’aléatoire, au fortuit et à l’accidentel, qu’à la science et au savoir des hommes. Comme si les mots et les images possédaient, au-delà de leur usage, une puissance propre. »
Lire aussi la note de Pierre Assouline dans son excellent blog.

Commentaires