« Tu es ma rivale, et je viendrai chez toi,
Un jour quelconque, une certaine nuit claire,
Quand les grenouilles hurleront dans l’étang,
Et que les femmes seront folles de pitié.
Je m’attendrirai sur le palpitement
De tes paupières et sur tes cils, jaloux,
Je te dirai : je n’existe pas vraiment,
Je ne suis qu’un rêve dans ton sommeil.
Je te dirai : console-moi, console-moi.
Quelqu’un enfonce des clous dans mon cœur !
Je te dirai, à toi : le vent est frais,
Les étoiles - au-dessus des têtes - sont chaudes… »
8 septembre 1916
Marina Tsvétaïeva, L’Offense lyrique et autres poèmes, Éditions Farrago/Éditions Léo Scheer, 2004, p. 117.
Danse ou combat ?
« Tu es ma rivale, et je viendrai chez toi,
Un jour quelconque, une certaine nuit claire,
Quand les grenouilles hurleront dans l’étang,
Et que les femmes seront folles de pitié.
Je m’attendrirai sur le palpitement
De tes paupières et sur tes cils, jaloux,
Je te dirai : je n’existe pas vraiment,
Je ne suis qu’un rêve dans ton sommeil.
Je te dirai : console-moi, console-moi.
Quelqu’un enfonce des clous dans mon cœur !
Je te dirai, à toi : le vent est frais,
Les étoiles - au-dessus des têtes - sont chaudes… »
8 septembre 1916
Marina Tsvétaïeva, L’Offense lyrique et autres poèmes, Éditions Farrago/Éditions Léo Scheer, 2004, p. 117.
Rédigé par : Angèle Paoli | 28 janvier 2005 à 17h07