Quelle profondeur dans l’expression « énergie du désespoir » (serait-ce parce qu’elle contient un paradoxe ?). Il n’est que de regarder l’énorme Quarto abritant l’œuvre de Cioran ou de consulter la bibliographie d’Elfried Jelinek (on peut lire à ce sujet des propos peu amènes mais à la fois percutants et désopilants de Nancy Huston dans Professeurs de désespoir).
A mon sens, nombre de nos blogs témoignent aussi de cette
énergie du désespoir, comme autant de bouteilles sur l’océan gris
du non-sens. Tout journal n’est-il pas le journal d’un condamné, tentant de
laisser derrière lui une petite traînée de bave, comme l’escargot ?
©florence trocmé
Oui, je crois aussi que nombre de blogs exorcisent une désespérance... Sans doute catharsisent-ils tous un certain degré de frustration, frustration qui, sans la possibilité du blog, procéderait elle-même de ne pas pouvoir exprimer une passion, une idée, une douleur, un désir de partage,...
Rédigé par : Marie | 13 avril 2005 à 10h34
Les blogs sont souvent l'expression d'une grande solitude mais aussi rencontres merveilleuses au détour de la toile, comme votre site, Florence, que je viens de découvrir et que je vais maintenant explorer avec bonheur. Je vais déguster cette découverte sur plusieurs jours comme un bon vieux livre qu'on a envie de faire durer. Merci de ces petits bonheurs offerts par surprise. Je me suis permis de mettre votre poème des 32 petits garçons sur mon blog en vous linkant bien sûr. Je vous installe de ce pas dans mes liens pour vous retrouver sans faille chaque fois que l'envie m'en prendra...
Rédigé par : julia | 07 septembre 2005 à 20h45