J’aime bien cet acte inaugural de la
journée, sur l’ordinateur en tous cas, ouvrir le flotoir et inscrire la date du
jour !
Or, alors même que j’avais noté ces
mots concernant la date hier matin dans la version « off » du
flotoir, je découvre hier soir sous la plume d’Hélène Cixous :
« je jouis des dates, toujours,
je ne les prends pas à la lettre mais au fantasme à cette, merveilleuse elle,
ponctuation totalement fictive du temps, à ce signe d’humanité qui nage dans le
temps et essaie de coudre la mer. Je ne suis pas obsessionnelle, les dates pour
moi sont des papillons, elles se posent, elle vont plus loin elles ont un
immense pouvoir magique et secret car si je dit 1930 ou 1935 pur chaque
lecteur les origines déploient des associations, un kaléidoscope différent. Ce
sont comme des signaux sonores, des annonces qui disent : ouvrez la
mémoire »
C’est à la page 136 d’un livre né
d’une rencontre entre Frédéric-Yves Jeannet et Hélène Cixous, Rencontre
terrestre. Sur lequel je reviendrai sans doute sans le Flotoir.
©florence trocmé
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