Hier soir, après avoir rédigé ma petite note de lumière sur
la pensée noire et évoqué la tulipe noire, quel étonnement de voir au journal
télévisé un reportage sur l’éclosion des tulipes dans les jardins de Villandry.
Et d’apprendre que des virus (si j’ai bien compris, je regardais les images et
n’ai pas tout saisi du commentaire) pouvaient faire muter les tulipes, donnant
par exemple ces fleurs au calice jaune à l’intérieur et rouge à l’extérieur.
J’ai aussi retrouvé ma note sur la tulipe noire dans le flotoir
qui n’avait pas encore de version blog à l’époque !
note du 1er juin 2000 :
J'avais en effet été très frappée par cette émission de
radio (voir le Flotoir de mai 2000) consacrée à l'histoire de la tulipe : émission au cours de laquelle j'avais appris que la tulipe avait été en
Hollande au XVIIème siècle je crois, un intense objet de spéculation. Et voilà
que je retrouve ce fait, cité dans un article du Monde daté de ce jour, et
consacré au Nasdaq, l'indice des valeurs technologiques de la Bourse américaine : "si les titres ont été soustraits à tout principe de réalité, c'est
sans doute pour cette raison simple qu'ils servent pour l'essentiel à
s'échanger entre eux. On peut parler ici de « e-money » : à
la manière d'une banque centrale folle, la Bourse des valeurs de haute
technologie a créé de la monnaie de singe avec laquelle les opérateurs
s'achètent les uns les autres, ajoutant au passage un zéro ou deux selon
l'humeur du moment. L'histoire financière abonde de tels épisodes
tragi-comiques où s'exprime la passion maniaque des investisseurs et dont
l'exemple le plus célèbre est celui du bulbe de tulipe qui, un beau matin de
1637, a valu plus de 24 tonnes de blé avant de retomber en un printemps à
quelques kilos…" (Daniel Cohen).
Toujours en balade sur le net (il faudrait écrire un voyage
autour du net sans bouger de ma chambre !), je découvre l’existence du
jardin de Pralormo, en Italie
« A Pralormo, le paysagiste a su tirer profit du cadre
naturel de la chaîne de montagnes qui constitue un fond magnifique et proposer
des ouvertures savantes qui, entre les arbres, offrent des vues particulières
lors des promenades dans le parc.
Dans ce cadre extraordinaire, plus de cinquante mille
tulipes fleurissent chaque printemps : variétés perroquets, laciniées en 10
couleurs, doubles et à fleurs de pivoine, tulipes multiflores et variétés
rares, grandes plates-bandes d'espèces étoilées ou à fleur de lys, la tulipe
parfumée, la tulipe que les Hollandais dédièrent à la comtesse Pralormo….. lire
la suite
Je me souviens alors (ces enchaînements ne me lassent pas)
de la vision de l’ile de Mainau (photo) sur le lac de Constance, au printemps 2002 et ces
tulipes jaunes et rouges par milliers dévalant littéralement les pentes jusqu’au
lac. Inoubliable.
©florence trocmé
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