Philippe Hersant : Depuis
ces quelques notes entendues à l’improviste dans la chapelle de la Pitié
Salpétrière, l’envie d’en savoir davantage me poursuivait. Et ce matin, coup
de chance de la trouvaille de son disque Der Wanderer (œuvres chorales)
Où je découvre que par les chemins du hasard ( ?) et de l’ouïe, je suis de
nouveau en territoire de poésie. Et précisément sur ce point que je désire
explorer dans le futur du rapport des musiciens contemporains et de la poésie
(mais aussi des poètes et de la musique).
Le disque en effet est construit sur plusieurs rencontres
poétiques de Philippe Hersant. Avec la poésie classique chinoise (grâce dit le
compositeur « aux magnifiques traductions de François Cheng et aux
ouvrages théoriques qu’il a consacrés
au poète de la dynastie des Tang (VIIe et VIIIe s.),
ceux-là même qui inspirèrent à Gustav Mahler son chant de la terre ». Mais aussi avec le poète allemand Georg
Trakl pour Der Wanderer, une pièce donnée dans le disque dans sa version
chœur d’hommes et piano, une sorte de « barcarolle funèbre qui s’achève
sur une vision de fin du monde » autour des vers
« Il s’en revient et chemine sur la rive verte,
se balançant sur une petite gondole
noire
à travers la
ville en ruine »
« Jener
kehrt wieder und wandelt an grünem Gestade,
Schaukelt auf
schwarzem Gondelschiffchen
durch die verfallene Stadt.
Je reviendrai sans doute sur ce disque et aux réminiscences
nombreuses qu’il suscite dans un prochain « son » ……
©Ftrocmé
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