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13 mai 2005

Commentaires

Il se passe de plus en plus de choses dans tes aquarellencres Florence. C'est très beau.

Oui. Maintenant il arrive des formes fermées, stables, cercles et rectangles, et une plus grande profondeur

Oui, vous avez raison, de plus en plus placentaire, de plus en plus autiste. D'une inquiétante, très inquiétante morbidité!

C'est parfois ce que l'on ressent soi-même que l'on projette sur une œuvre. Moi, je vois des couleurs de plus en plus éclatantes au contraire, bien loin d'être morbide. Temps orageux avec arc-en-ciel (vous voyez ce bleu au fond ?) ! Plein d'espoir au contraire

En ce qui me concerne, je préférais la légèreté un peu naïve, sans doute, mais en tout cas très colorée, très vive et pleine d'humour des périodes antérieures à ces aquarelles-là. Le petit coin de ciel bleu auquel vous faites allusion me semble ici bien maigrelet. En comparaison avec les masses opaques et lourdes qui dominent l'ensemble. Y compris l'ensemble des dernières compositions.
Par ailleurs, puisque vous abordez la question des projections personnelles, il n'est peut-être pas inutile de rappeler que pour qu'il y ait une oeuvre, il faut qu'il y ait l'artiste d'une part (qui ne crée rien ex abrupto) et le spectateur qui converse et dialogue avec l'artiste. Sans ce dialogue, l'oeuvre d'art, quelle qu'elle soit et quel que soit le domaine d'expression qui est le sien, n'existe pas. Bien entendu, ce dialogue est pluriel. Et votre optimisme vous appartient. Mais ni votre optimisme ni le pessimisme que vous m'attribuez ne relèvent de l'oeuvre d'art. Qui va bien au-delà de nos subjectivité et de nos intersubjectivités respectives.

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