CLUSTER DE SONS
Un matin
état d’éveil rêveur entretenu par long
trajet en métro vers le nord de paris.
accordéon souffreteux
balayé par le chant d’un violon.
quatre saisons
sons ronds réverbération
cent puits sondés
au creux de
l’instant
au creux de l’instant
pluralité à l’unisson
réminiscences impressions
clusters de sons
clusters de sons
jouissance de la musique
répercutée par les voûtes du métro
creusée du chagrin de la trahison,
enflée dans la caresse du Desperanto ,
de ces mots-là, de ce livre-là
de ces mots-là de ce livre-là
jouent un contrepoint serré
avec les bruits du monde souterrain
couloirs béants
couloirs béants
rame fantôme dans les profondeurs
train en approche grondement sourd
bruissement d’air grincements métalliques
vacarmes confus
vacarmes confus
pluralité à l’unisson
réminiscences impressions
clusters de sons
microcosmes systèmes planétaires
orbites
mentales physiques perceptives
strates de temps empilés
strates de temps empilés
quatre saisons
e i fonti allo spirar de ’Zeffiretti
chiffrages d’accords
empilements sonores il cane che grida
italien plombé de chagrin
balayé par le chant de l’autre langue
balayé par le chant de l’autre langue
pluralité à l’unisson
réminiscences impressions
clusters de sons
©florence trocmé
"Il cane che grida" (allegro del Concerto La Primavera, op. 8 n° 1, di Vivaldi). Ma non sempre, Fiore. Il silenzio tra le note è anche una condizione necessaria (ma non sufficiente, io lo so) per poter apprezzare le sfumature delle armonie sottili create dal "Prete rosso".
Rédigé par : Yves | 08 mai 2005 à 23h02
Ce serait bien de pouvoir lire (re-lire) ce texte à tête reposée , en compagnie des dessins de VIRGILE ( http://virgile.blog.lemonde.fr),hommes, femmes , jeunes gens harassés - la plupart du temps absents d'eux même le temps d'un trop long et trop quotidien voyage en rame de métro ou en train de banlieue.
Amicalement
di Brazza
Rédigé par : dibrazza | 09 mai 2005 à 12h45
Un vendredi matin exténué de tendresse vers le nord à Paris accordéon dé-s-espoir béante la blessure acérée vivante battant de sang violent aiguisé par le chant d’un violon dé-s-espoir printemps exacerbé balayées les saisons notes aiguës vidées de réverbération aux puits creusés à même la chair à même la chair dispersion réminiscences des- impressions éclatement de sons éclatements de sons exacerba-tion percutée à l’infini contre des murs d’incompréhension creusée par le chagrin de leur trahison perdue enserrée garrottée dans les inextricables lacs d’un interminable deuil reclus dans ces mots-là dans ces lettres-là dans ces mots-là dans ces lettres-là éclatements de sons éclatements de sons exacerba-tion percutée à l’infini contre des murs d’incompréhension couloirs béants béants décors absents vidés de sens train fantôme broyeur de vie crissements sifflements grincements vacarme noir noire disper-sion réminiscences des-impressions éclatements de sons de sons microcosmos misérable ciron comètes mentales fuite désespérée dans l’éther strates rigidifiées du temps rigidifiées éclatées les saisons e i fonti allo spirar de ’Zeffiretti sospiri disperati pianti inconsolabili il cane che grida tra le notti del silenzio musique langue désintégrées par l’indicible du chagrin du chagrin disper-sion réminiscences dés-impressions exacerba-tion
©angèlepaoli
Rédigé par : Angèle Paoli | 13 mai 2005 à 13h31