1. Le coût d'une catastrophe naturelle
a. Pays riche : coût humain minimisé, coût matériel considérable
b. Pays pauvre : coût humain considérable, coût matériel moindre.
2. Plus le corps qui souffre, qui meurt, qui subit la violence des éléments ou des hommes est loin de nous, plus son poids médiatique diminue, souvent jusqu'à l'invisibilité.
Des études très précises pourraient dresser la courbe du nombre de minutes consacrées à un évènement selon sa proximité géographique et culturelle.
Un exemple (même si je sais que l'actualité est très chargée et par des évènements qui sont aussi très graves) : quelques minutes à peine pour cette horrible bousculade à Badgad, sur un pont, sur le Tigre, où sont morts piétinés, étouffés, écrasés, noyés plus de mille personnes, dont un grand nombre de femmes et d'enfants.
Bravo pour vos 2 sites. Du travail intelligent et sérieux. Merci de faire souvent référence à la revue Europe à laquelle je collabore.
Si je peux me permettre une petite remarque : dans ce billet vous parlez de cette malheureuse affaire en Irak. Les gens piétinés n'étaient pas sur un pont enjambant le TIBRE en Italie mais sur le TIGRE compagnon de l'EUPHRATE.
Rédigé par : Jeanne-Simone Saint Pol | 18 septembre 2005 à 13h32
Mon dieu, quelle négligence, bien sûr et heureusement que vous vous êtes permis ! Je m'empresse de corriger.
Rédigé par : Florence Trocmé | 18 septembre 2005 à 14h07