Pourquoi parfois dans l'épaisseur du tissu musical de
l'œuvre un thème souvent à peine esquissé deux notes répétées un embryon
d'ostinato viennent sonner comme un glas un gong quelque chose qui happe
attache envoûte. Ces deux notes dans le grave 5e symphonie de Chostakovitch
fin du premier mouvement, Moderato.Allegro non troppo, vers 16'23 dans
l'enregistrement de Kurt Sanderling. La/ré si je ne me trompe pas, donc dominante/tonique à la toute fin de ce
mouvement en ré mineur. Comme un appel un n'oublie pas ce que tu es où tu vas
ceux qui ne sont plus là oui glas glas plusieurs fois répété lancinant.Et qui
termine le mouvement, en suspens sur le vide. Et comme toujours avec la musique
le manquement des mots leur incapacité à dire qui rend la musique si nécessaire et tellement sœur
de la poésie.
©ft
Je me risque à émetre l'avis selon lequel la Musique n'est pas soeur mais mère de la poésie même si Euterpe,et Erato sont soeurs. Je pense qu'avant de conceptualiser par le language une poésie, le geste musical était déjà affiné. (Ce n'est qu'un "paléo"avis)
Rédigé par : Vlad | 16 mai 2006 à 16h03