"Vivre, c'est faire
vivre l'absurde, le faire vivre, c'est avant tout le regarder (Albert Camus, Mythe de
Sisyphe, Gallimard, folio, p. 78,
cité par Anne Mounic in La poésie de Claude Vigée, p. 113).
"c'est le confrontement perpétuel
de l'homme avec sa propre obscurité (ibid 50/M113)
Nombreuses affinités
entre Camus et Vigée qui lui a consacré plusieurs essais.
Vigée propose de voir la
poésie comme "synthèse rythmique de l'invisible et de la forme."
"Nous ne pouvons
être sauvés de notre quotidienneté sans ferveur" (M. 114)
"La seule transcendance
étant non pas celle du temps destructeur mais du désir qui vient des
profondeurs et propulse l'individu vers la minute qui suit, vers l'avenir, le «
peut-être », par l'ouverture du moi, ou son retrait, tsimtsoum" (M 114)
→ et quand ce désir
s'éteint, l'homme entre en dépression. Plus de "peut-être", une mort
de l'âme, de l'élan. L'écriture peut être le vecteur et aussi la
"pompe" de cette nappe phréatique du désir.
(5 janvier 2006)
Commentaires