comme une nuée obscure
matrice de vents
– enfantement d'une terreur cosmique –
va l'ombre qui s'étend
sur nos visages
comme une ténèbre affolante
fleuve de silence
étoilements volcaniques
monte l'horreur qui imprègne
nos regards
comme d'une tourbe épaisse
glaise de crime
mêlée de sang dilapidé
s'alourdissent
nos mains
oublieuses de la poussière
leur destinée
oublieuses de la lumière
leur vérité
oublieuses de la paix
leur accomplissement
perdues pour la caresse
essence de leur geste
autrefois
10 juillet 1978
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