TE SOUVIENS-TU
Te souviens-tu
grand silence immémorial
cœur du cœur
esprit de la terre
te souviens-tu de l'originelle
tendresse
comme un grand embrasement
qui n'en finirait pas
de s'éteindre
comme une immense étreinte
qui n'en finirait pas
de se desserrer
comme une infinie caresse
qui effleurerait
une peau altérée
par la soif oubliée
te souviens-tu
pauvre cœur
des cloches du matin
de ce soleil étrange
lumière d'agonie
qui règne
sur les paysages d'enfance
te souviens-tu
amour inaltérable
de ces jours radieux
de ces canicules bruissantes de guêpes
de ce soleil en pleine poitrine
comme une roue de folie
déjà
te souviens-tu
regard errant
de ton éblouissement
de tes vertiges de lumière
de tes ivresses d'intensité
et de cette grand flaque
d'étoile éclatée
au souffle de l'été
te souviens-tu
de ton tremblement
léger
comme un vol de libellule
et de tes soupirs
affolés
comme une errance de papillon
25 janvier 1979
©florence trocmé
Elle se souvient
d’un havre de fraîcheur
Et sur un miroir d’eau
de jeux de lumière
dessin tremblé de l’air
élytres
de papillons
et libellules
en errance
C’était un jour de juillet
et un jour de départ
30 juillet 2005
Rédigé par : Angèle Paoli | 11 mars 2006 à 20h09