(Jean-Baptiste Para, La faim des ombres, Obsidiane, 2006, p. 41)
oui mais sous les orties ils ne viendront pas chercher ce qui reste, ce que tu caches à l'abri de. Quelques pousses entre les pierres, la caillasse. Apporte un peu d'eau et de lumière chaque jour. En secret.
De jour en jour les orties gagnent
De jour en jour la nuit s’étend
Et la fatigue et l’indécence
De traverser un jour de plus
De jour en jour le soleil baisse
De jour en jour on s’évertue
A faire semblant de comprendre
A nier sa peur et sa nuit
De jour en jour le temps s’efface
De jour en jour l’espace ment
De jour en jour on se rapproche
De jour en jour du dernier jour
P.M.
Rédigé par : Pierre Maubé | 16 juin 2006 à 09h56
De jour en jour les orties brûlent
De jour en jour la nuit resplendit
Et le repos et l'insouciance
De savoir que le temps n'est pas
Rédigé par : gmc | 02 juillet 2006 à 19h59