narcisse
double
reflet
troublé de
l'onde
et du miroir
en main tenu
à l'infini en abyme
métal gelé de l'eau
brillance froide de la glace
source perdue
réplication de fausse identité
comme flamme oscillante
prise au piège des surfaces brillantes
oublieuses du ciel et de la mer
écho sans nom
quête éperdue de l'unique
vertige magnétisé
reflet
du reflet
en une duplication sans centre
à l'infini
manque
absence
©florence trocmé

En écho à ton très beau poème :
Miroir, miroir,
dis-moi
de quels reflets moqueurs
l'âme de mon amant se trouve ainsi
éprise !
Délivre de tes sortilèges
celui
que dans la moire de tes rets
tu tiens assujetti à son visage
sensible aux seuls maléfices
de son illusoire beauté !
Écoute la plainte grise
de la voix éperdue
qui se perd
incomprise
dans les replis mouvants
d'Insensible Nature !
« Écho, tu te perds dans des pleurs impuissants
Et Narcisse se noie dans les eaux qui l'inspirent. »
Rédigé par : Angèle Paoli | 24 juin 2006 à 22h34