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elle
son visage
sa beauté extrême
femme – elle tout en noir
juive – israélienne
elle figure d’insondable
douleur
enlaçant le cercueil
d’un soldat tué dans
cette guerre inévitée
elle
fils mari amant
sa vie
elle
le journal télévisé
continue
mais ne s’entend plus
elle
elle incrustée
dans le regard
elle longue traîne
de deuil au coeur
de l’oeil
lui
son corps
ses membres figés écartés
raides
lui tendu
à bout de bras
au dessus de la fosse
lui petit
garçon libanais tué dans
cette guerre inévitée
lui fils frère
une vie
lui
le journal télévisé
avait continué
mais ne s’était plus entendu
lui
lui incrusté
dans le regard
lui long sillage d’effroi
remous de questions
lui effrayantes comparaisons (son
petit cadavre
comme branches d’arbre
tombées après élagage)
©florence trocmé
Là-bas la guerre,ici notre désarroi,nécessité du poème.
Merci pour votre poème.
Rédigé par : Geneviève C | 24 juillet 2006 à 23h32
Le pire est que ces deux images renvoient aux mêmes Livres. Qu'avons nous appris depuis Moïse ?
Rédigé par : Chan | 26 juillet 2006 à 16h13
Bonjour Florence,
merci pour ce superbe texte qui traduit parfaitement l'irréalité du réel.
Rédigé par : Christophe | 19 août 2006 à 13h56