Un homme dans le métro – boule de tragédie.
Bourgeois – aristocrate même sans doute. Visage halluciné d’inhibition et de
douleur mêlées. Se penche sur les trois occupants mitoyens de la place qu’il
choisit et leur susurre : "est-ce que vous permettez que je ferme la
fenêtre ? ". A chacun, individuellement. Puis il ferme la
fenêtre et s’assied. Ses yeux comme des cailloux perdus au milieu du Pacifique
Flotoir, 22 mai 2006
Tragédies muettes. On voudrait... quoi ? Prendre un peu de la souffrance de l'autre. L'accompagner. L'aider, peut-être, à exprimer ce qu'il garde au fond de lui et qui le ronge. Donner signe de vie. Donner.
Et l'on passe. On s'en va.
On n'a fait que croiser. Deviner.
Mais un écho reste en nous, un peu comme un remord.
Pierre.
Rédigé par : Pierre Maubé | 01 juillet 2006 à 22h04