Dans le fin fond de la musique, la cellule ostinato chaque
fois tire l’oreille, chaque fois tombe au creux profond du cœur, ouvre le temps
l’espace, appel, appelle de si loin écoute, écoute sans fin, ostinato ground du
chagrin répétition, répétition, oscillation autour de deux notes, ondes sur
l’eau du puits. Tremble comme lampe au bout du tunnel. Frise les nerfs. Épilepse
l’âme. Embarquement immédiat.
(4 décembre 2006)
Enfin une nouvelle goutte de musique sur le fil d'ange du flotoir, ce fil tendu, presque à se rompre, entre silence et mélodie, absence et confidence.
Dans le dévidoir des relectures, la poésie est ce fil noir de l'écriture qui lie, relie les regards et les mots, l'équivalent en somme, mais sans nul dogme et presque sans présence, d'une religion.
Rédigé par : Pierre Maubé | 13 décembre 2006 à 17h03
je ne vois pas le rapport entre la " saunderie " , l'essai de son et le commentaire no 1 . J'essaie d'entendre le " son " . Le " commentaire que je lis me parait évoquer autre chose .
Rédigé par : Tran anne-marie | 13 décembre 2006 à 17h50
Ne rien voir, ne rien entendre ...
Justement. Les mots d'un poème, ces "gouttes de silence à travers le silence" dont parle Beckett, disent, suggèrent l'attente, le pressentiment, la musicale intensité de l'ombre. Vibration, résonance, approche de ce qui sera, peut-être, dit.
Autre chose, oui.
Rédigé par : Pierre Maubé | 14 décembre 2006 à 10h57