Courbure
infinitésimale
Nous ne faisons que courber infinitésimalement l’espace-temps,
microgramme sur la platitude à perte de vue. Indécelable, indétectable.
Hélène Sanguinetti,
suite
Petits pans de prose, en curieuse disposition non encore
élucidée, qui seraient exploration sous toutes ses facettes de l’idée, du
concept, de la figure, du mythe, du héros ? Je ne sais pas. Et me dis,
aller jusqu’au bout, d’autant que j’aime cette lecture, en lecture
flottante.... sans chercher à comprendre dans ce premier temps. Laisser jouer
la lumière du texte, car il y a une lumière, une sorte de vibration, sans chercher à la capturer et à la décomposer dans le prisme de l’analyse.
Lumière (62, peut-être)
Ce matin, dans le gris métallique d’une lumière orageuse, à
l’horizon, sur les coteaux, enchâssé, le vert d’un bois, comme le cuivre verdi
des toits de cathédrale. Vert cuivre dans gris plomb.
D’une balade à la
bibliothèque
Recherches en écho avec les lectures récentes, Jean Christophe Bailly dont je trouve Tuiles détachées, Denis Roche dont j’emprunte Le Boitier de mélancolie (quel nom plus extraordinaire donner à l’appareil de photo !?), Bill Evans, Gerry Mulligan et Mingus en écho à mes discussions jazz avec Auxeméry, la poésie du XVIe siècle, en écho cette fois à ma correspondance avec Jean-Pascal Dubost.... toujours les correspondances, les échos, lectures et écoutes par constellations... Et Malcolm de Chazal, précisément, sur ce thème des correspondances :
« Toute la vie est dans les rites. C’est le jeu des correspondances
[...] Et tout le mouvement de la vie est en vue de correspondre
[...] Tout le rituel entre l’homme et la vie a été faussé, quand est venu Narcisse »
(Poèmes, apparadoxes, suivi de L’Univers magique, Œuvres XV, Léo Scheer, 2005.
Et enfin un très joli petit livre de Jacques Lacarrière, Ce que je dois à Aimé Césaire, dont je me dis qu’il me servira peut-être à trouver une célébration un peu originale pour Poezibao ! À l’écart de toutes ces nécros rabâchées à longueur d’ondes et de colonnes