Envergure ?
La nuit dernière, à 0 heure et des poussières (pourquoi
dit-on zéro heure ?), réveillée par le passage du 80. Tout armé de la cuisse
du bus, ce péremptoire : « je n’ai aucune envergure ». Même si
je le sais, quelque peine à me rendormir. Que faire ? Placer à contre-vent
les pales du moulin sous prétexte que si peu de grain à moudre et « meunier tu dors » ? Ou bien chercher
sans relâche le moindre souffle pour ce très peu de farine tout juste bonne à
voler dans l’air ou à tacher un vêtement sombre ?
Mieux vaut le moulin qui va trop fort
que le moulin qui bat de l’aile
lamentablement
Meunier, la mort c’est demain.