Ciel
Un soleil, un, timide et fugitif, a percé la brume, quelques instants, tout rond, bien décalé sur l’horizon ouest, à droite de la tour. Un petit tour et puis s'en va. Mais l'ai attrapé sur pellicule.
Lectures
Article d’Amaury da Cunha sur la poésie dans Le Monde (voir ci-dessous) – Le Dépaysement de Jean-Christophe Bailly.
Un article sur la poésie dans le Monde
Parution d’un bel article d’Amaury da Cunha, dans le supplément "Culture et idées" du Monde, daté samedi 3 mars, article où il cite généreusement Poezibao. Article qu’avec son accord, j’ai publié dans Poezibao.
Article de synthèse sur la situation de la poésie en France aujourd’hui, loin des fadaises et sornettes des printemps qui sont plutôt des hivers. Il a bien choisi ses interlocuteurs, Maulpoix, Denis Roche, Pierre Pachet, Pierre Alferi, pour ne citer que les principaux.
Bailly et Rodin
Stupéfiante description des ateliers de Rodin par Jean-Christophe Bailly (Le Dépaysement), l’hôtel Biron bien sûr, mais sans doute beaucoup moins connue, la Villa des Brillants à Meudon. L’auteur dresse un tableau du sculpteur pris entre deux mondes, deux peuples presque, celui de ses sculptures et celui de sa collection d’antiques qui a pu atteindre jusqu’à plus de 6000 pièces ; et tout un univers de bras, de jambes, de têtes, de mains, de troncs, d’abattis, comme disait Rodin (terme entendu encore souvent chez les plus anciens des ascendants, ceux qui vécurent au début du siècle dernier). Range donc tes abattis…
JC Bailly a l’art de formules percutantes. Ainsi, parlant des « Bourgeois de Calais », ces figures « issues d’un lent brouillon chorégraphique » : peu de mots, tout un mouvement d’apparition en fondu enchaîné (c’est le cas de le dire), une danse des formes, un tempo…. (81)
Bailly et les matières
Celles qui nous entourent ne sont plus les matières qui entouraient nos ascendants il y a peu encore. Pour eux, la vapeur, la ferraille, les planches, le crottin (83) et pour nous ? l’invisible mais destructrice pollution, le plastique, le béton, les crottes de chien….
petit halluciné de fatigue
à une page pas encore lue du livre, neuf, acheté par moi, passé entre les mains de personne, un soulignement comme si une main était déjà passée par là, si un lecteur, une lectrice, très proches, me précédait !