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11 septembre 2012

Commentaires

chère Florence, je viens de lire grâce à toi, la belle lettre de Judith Butler. C’est à pleurer. Comme si toute l’histoire du XX siècle et ce qu’on sait en particulier des procédés d’annihilation intellectuelle de l’adversaire qui y furent abondamment pratiqués, à défaut de possibilité d'anéantissement physique - qui n'y manquèrent aussi malheureusement pas - ne nous avait pas servi d'enseignement. Dire qu’on est obligé de répondre encore et encore à de tels procédés de réduction polémique. C’est là la difficulté de l’écrivain ou simplement de la personne qui accepte de s’exposer pour défendre son point de vue. Qui explique aussi les consensus mous ou plutôt les pseudos consensus actuels. On préfère cacher, ne pas dire, ce qu’on pense ou ressent vraiment. Car on tombe toujours sur des énergumènes qui vous réduisent. Vous caricaturent. Vous prêtent toutes les mauvaises arrière-pensées par lesquelles, sans doute ils sont, eux, travaillés ! Et pourtant il est important de ne pas laisser le champ libre. Pour chacun d'assumer son droit à la parole et son devoir, non pas de Vérité mais de participation active à la dénonciation des erreurs ou des aveuglements sectaires.

Merci à toi.

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