Sonia Wieder Atherton Toute cette semaine, l’émission Les Grands Entretiens de France Musiques est consacrée à Sonia Wieder-Atherton Première émission Deuxième émission Troisième émission Quatrième émission Durée de chaque émission, environ 27’. Sur le site de l’émission, nombreuses vidéos de la musicienne. Chants Juifs, prière
Mstislav Rostropovitch Et une grande actualité autour de Rostropovitch, avec → la création d’une webradio temporaire, entièrement consacrée au violoncelliste
→ l’exploration dans l’émission En Pistes du très grand coffret Rostropovitch qui vient de paraître : Troisième émission
Anniversaire de la mort de Beethoven (Vienne, 26 mars 1827) Muzibao propose l’écoute de la sonate pour violon et piano Le Printemps, extraite ici de l’intégrale des sonates par Clara Haskil et Arthur Grumiaux. La sonate Le Printemps est à 1h08 mn.
Mort du chef d’orchestre Louis Frémaux Le chef est mort le 20 mars 2017 dans le Loir-et-Cher. Lire cette notice nécrologique Ou écouter cette version du Stabat Mater de Poulenc (1957)
Jacqueline Brumaire, soprano, chorale de l’Aulada, Orchestre de l’Association des concerts Colonne, direction Louis Frémaux Lien de la vidéo, durée 31’44
Phil Glass Une lectrice de Muzibao signale ce bel article sur Phil Glass.
Le Prix des Muses Dans la dernière chronique de Claude Samuel, un beau panorama des livres sur la musique primés par le Prix des Muses (dont il était le président)
25 mars / La mort de Claude Debussy et la naissance d’Arturo Toscanini C’est l’anniversaire de la mort de Claude Debussy, le 25 mars 1918 Écouter « La mer » dans la version historique d’Arturo Toscanini, né lui un 25 mars, le 25 mars 1867, à Parme, Italie document audio, (23’31). Enregistrement de 1950.
25 mars / La naissance de Béla Bartók 25 mars, c’est aussi l’anniversaire de la naissance de Bartók, né le 25 mars 1881 en Autriche-Hongrie dans le Banat à Nagyszentmiklós (aujourd'hui Sânnicolau Mare, « Saint-Nicolas le Grand », en Roumanie), Écouter la musique pour cordes, percussion et célesta, ici dans la version de Ferenc Fricsay (avec partition déroulante) Orchestra: RIAS Symphony Orchestra Year of recording: 1953
On peut aussi voir ce beau documentaire de 1981 (10 mn gratuite, l’intégralité avec le pass Ina.fr, 2, 99€ par mois – ceci n’est pas une publicité mais une information !) 1981, 1h46 mn. Lien de la vidéo
A signaler, cet article très intéressant (en anglais) sur le renouveau du concerto dans la musique contemporaine.
Cité dans cet article le Triple concerto pour violon, violoncelle et bayan de Sofia Gubaidulina (2016), fichier youtube audio, lien de la vidéo, durée 26'41
Baiba Skride, violin Harriet Krijgh, cello Elsbeth Moser, bayan Boston Symphony Orchestra, Andris Nelsons World Premiere (third performance), 25 February 2017, Symphony Hall, Boston
Le bayan ou accordéon chromatique, est apparu vers 1850. Son usage s’est développé au début du XXe siècle. Il doit son nom au légendaire vieux chanteur et narrateur russe (ou slave) Bayan (ou Boyan) qui se produisit devant plusieurs princes au XIe siècle. Il existe sous deux formes, accordéon chromatique à l'origine puis accordéon basses chromatiques. (source)
Combien vaut la IXe Symphonie ? Une chronique d'André Hirt
La tricherie va son train en tout commerce et fait tourner le monde. On appelle cela « les affaires », le business. Le tricheur a la main, l’abusé est enfariné. D’un autre côté, chacun estime qu’il faut en toute chose être prudent, car l’homme est méchant et peu fiable. Tout le monde fait l’expérience de cette vérité et constate également la vérité de cette expérience que la tentation est sinon forte du moins présente, même pour les meilleurs elle effleure ne serait-ce qu’insensiblement l’esprit, de tromper autrui. L’affaire est donc entendue.
Elle l’est un peu moins, peut-être, ou davantage, peut-être aussi, si l’on prend en compte ce domaine si spécial qu’est la pratique artistique. Ainsi, allons droit aux faits : dans quelle mesure telle installation au musée d’art contemporain n’est-elle pas une supercherie, et au fond une tricherie à plusieurs volets (on fait passer l’installation pour une « œuvre d’art », cette œuvre vaut une certaine somme, car il existe un « marché », on se moque du spectateur ou on opère sur lui un forçage du genre : il faut (savoir) regarder, il faut (savoir) reconnaître comme telle cette œuvre, sinon votre goût, plus largement votre jugement et par extension vos aptitudes à comprendre le monde contemporain seront invalidés) ? L’art est devenu, on le constate, ce que sont les affaires et leur milieu, à savoir une affaire de complicité.
L’Ensemble Intercontemporain L’Ensemble Intercontemporain était l’invité de la Matinale de France Musique, à l’occasion des 40 ans de l’ensemble. (17 mars 2017) Sophie Cherrier, flûtiste de l'EIC, Alain Billard, clarinettiste de l'EIC, Eric-Maria Couturier, violoncelliste de l’EIC et Nicolas Crosse, contrebassiste de l’EIC pour les 40 ans de l'ensemble Intercontemporain (EIC) Lien de l’émission.
La leçon de musique de Gautier Capuçon La master class de violoncelle de Gautier Capuçon :
un film d’une heure, tournée à la Fondation Louis Vuitton. Lien de la vidéo.
La vidéo du jour : Ivo Pogorelich Ivo Pogorelich joue une sonate de Haydn, Piano Sonata No 31 in A-flat major, Hob XVI-46
Deux jeunes artistes réunis autour d’un riche programme violoncelle et piano, avec des œuvres de la fin du XIXème et du début du XXème
Le label La Dolce Volta a fait paraître, il y a quelques mois, un disque intitulé Réminiscences. Il réunit deux jeunes artistes, la violoncelliste Camille Thomas et le pianiste Julien Libeer autour d’œuvres de musique françaises ou belges de la fin du XIXème ou du début du XXème, Franck, Fauré, Ysaÿe, Saint-Saëns. Si les deux jeunes gens se sont rencontrés un peu par hasard, dans un train, en Angleterre, on sent bien que ce n’est pas par hasard qu’ils jouent ensemble, comme ils le font souvent : ils ont un même sens de la couleur instrumentale, un même art de raconter une histoire, avec un naturel et une spontanéité contrôlée très convaincants.
C’est avec soin que ce programme a été conçu par eux et le label, autour d’un vrai projet éditorial charpenté. Deux grands axes, une transcription pour violoncelle et piano de la sonate pour violon et piano de César Franck et une superbe œuvre pour violoncelle seul, relativement peu connue, d’Eugène Isaÿe. A ces deux œuvres de proportions importantes, viennent s’agréger sept pièces que Camille Thomas caractérise comme des « madeleines » insistant sur le caractère proustien de la composition de ce disque !
Dès les premiers instants du disque, on est saisi par la présence des voix qui donne l’impression que les musiciens sont là, dans la pièce, près de soi. Superbe prise de son certes, mais aussi une sorte d’évidence de la musique et de l’accord des deux instruments, le piano et le violoncelle, dans Élégie de Fauré. On ne boude pas son plaisir en entendant les deux jeunes interprètes jouer ensuite « le Cygne », extrait du Carnaval des Animaux de Saint-Saëns. Puis vient le temps de la sonate de Franck. On peut éprouver une certaine réserve, non pas du tout vis-à-vis des interprètes mais plutôt vis-à-vis de cette version pour violoncelle de la sonate pour violon et piano de Franck, pourtant dûment approuvée par le compositeur lui-même (elle fut réalisée de son vivant par Jules Delsart). Le champ sonore semble souvent saturé et l’auditeur se sent un peu débordé ici ou là par la musique, même s’il peut aussi jouir de très beaux moments. En revanche la sonate pour violoncelle seul d’Eugène Isaÿe emporte une totale adhésion. L’instrument sonne magnifiquement : c’est un Gagliano, acquis par la fondation Bernard Magrez et prêté à Camille Thomas. Le disque offre encore de nombreux moments de très belle qualité avec de courtes pièces de Fauré, de Saint-Saëns et une transcription de L’Invitation du voyage de Henri Duparc.
Un beau disque, riches de sonorités et de couleurs instrumentales magnifiques autour d’un programme intelligent et bien équilibré. Donc peut-être un peu plus qu’un disque, un concert en chambre.
On peut écouter Camille Thomas, invitant l’auditeur dans sa discothèque (émission de la Radio parfaite du Printemps des Arts de Monte-Carlo)
On peut aussi écouter des extraits du disque dans l’émission En pistes de France Musique du 22 septembre 2016, à partir de 39’17. ♫ Eugène Ysaÿe Sonate pour violoncelle seul opus 28 ♫ César Franck Sonate pour violon et piano en la mineur (transcription pour violoncelle) ♫ Gabriel Fauré Elégie (à 54’45) Camille Thomas, violoncelle Julien Libeer, piano [La Dolce Volta LDV29]
Sur cette vidéo (en allemand) on voit très bien la jeune musicienne, qui parle très bien allemand (elle a étudié en Allemagne) et qui joue La Sicilienne de Fauré (à 2’05). voir aussi le site de Camille Thomas
Le disque sur le site du label La Dolce Volta, avec écoute d’extraits, là encore. Gabriel Fauré (1845-1924), Élégie, Après un rêve op.7 n°1, Les Berceaux, op.23 n°1, Sicilienne, op. 78 ; Camille Saint-Saëns ((1835-1921), "Le Cygne" (Carnaval des Animaux, XIII), "Sérénade" (extrait de la Suite pour violoncelle et piano op.16), César Franck (1822-1890), Sonate pour violon et piano en la majeur, transcription pour violoncelle et piano de Jules Delsart ; Eugène Ysaÿe (1858-1931), Sonate pour violoncelle seul op. 28 ; Henri Duparc, L’invitation au voyage (transcription pour violoncelle et piano). Temps total, 71’24, livret trilingue anglais, allemand, français. Enregistré en mai 2016 à la Cité de la Musique et de la Danse, Soissons. Un CD La Dolce Volta, LDV29.
1. La Lumière et l’ombre de Philippe Hersant 2. Kiril Petrenko 3. Jean-Pierre Rousseau réécoute Karl Engel, Géza Anda, Otto Klemperer
1. La lumière et l’ombre de Philippe Hersant, sur un texte de Novalis. Pièce créée pour les 40 ans du chœur de l’Orchestre de Paris et donné lors de la soirée du 21 janvier 2017. Lionel Sow, directeur du chœur. Bertrand de Billy, chef d’orchestre. Œuvre pour chœur d’enfant, choeur mixte, orgue et orchestre.
lien de la vidéo, 13’33 « À l'occasion du 40e anniversaire du Chœur de l'Orchestre de Paris, Lionel Sow, Directeur musical de cette formation, a confié à Philippe Hersant la composition d'une nouvelle pièce qui épouse le format choral et instrumental du Te Deum de Berlioz, partition qui sera associée le 21 janvier prochain, à la Philharmonie de Paris, à la création de La Lumière et l'Ombre par l'Orchestre de Paris sous la direction de Bertrand de Billy. Fort d'une longue relation de travail entre les deux hommes, qui débuta par la mémorable première des Vêpres de la Vierge données à la Cathédrale Notre Dame de Paris, ce nouvel opus pour chœur et orchestre introduit une référence littéraire et esthétique au Romantisme allemand, élément d'inspiration récurent dans l’œuvre de Philippe Hersant. Au cours de cet entretien, le compositeur revient sur ce trait, la genèse du projet et livre des détails d'écriture sur la conception de la partition. » Philippe Hersant s’explique sur ce projet :
lien de la vidéo, durée 6’28 et notamment sur la difficulté à trouver un texte. (site des éditions Durand Salabert, éditrices de la partition)
Kiril Petrenko, nommé à la tête du Philharmonique de Berlin mais qui prendra ses fonctions ultérieurement, rend visite à l’orchestre. Un article en anglais avec trois vidéos d’extraits de concerts, sur le site de l’orchestre.
Un bel article de Jean-Pierre Rousseau, riche de remarquables vidéos. Enregistrements de Karl Engel, Otto Klemperer et Geza Anda. Jean-Pierre Rousseau revient sur quelques jugements un peu hâtifs et sans nuances et c’est passionnant. Il conclut : « Ne jamais rien tenir pour acquis, et écouter d’une oreille neuve et fraîche même ce qu’on croit connaître par coeur. C’est la différence entre musique et politique : il y a souvent de bonnes surprises ! »
Philippe Herreweghe Au micro des grands entretiens de France Musique, cette semaine du 13 mars 2017, Philippe Herreweghe. En direct à 13h03 ou en réécoute ou podcast. Première émission Deuxième émission
Le Grand prix Lycéen des Compositeurs Le Grand Prix Lycéen des Compositeurs sera remis le 16 mars 2017 à l' Auditorium de la Maison de la radio Au programme de cette journée nationale du 16 mars 2017, de 9h00 à 14h30 : 9h00 : Accueil des lycéens et de leurs accompagnateurs 10h00 - 12h00 : Débat avec les compositeurs en lice 12h15 : Création de l’œuvre commandée à Karol Beffa, lauréat 2016, par l’Orchestre National de France sous la direction d’Alain Altinoglu 12h30 : Proclamation du Grand Prix Lycéen des Compositeurs 2017. Voir la page que Muzibao a consacrée à ce Grand Prix.
Musique et cerveau Apprendre à jouer d’un instrument, une des choses les plus utiles pour le cerveau. Un article en anglais.
Philippe Manoury Sa leçon inaugurale au Collège de France est désormais disponible en ligne. Lien de la vidéo, durée 1 :07’54 Chaire de création artistique 2016-2017 Musique, sons et signes. « Qu’est-ce que la pensée musicale ? Quelle est la part de l’intuition, de l’invention spontanée, et quelle est celle de la technique, des règles, des systèmes ? Le souffle, le frottement et la percussion sont les grands principes de toute production sonore, auxquels il convient d’ajouter l’électricité. Sons naturels, culturels, artificiels, mais aussi harmoniques, inharmoniques ou bruités, quelles incidences ces catégories ont-elles sur la création musicale de nos jours ? »
La vidéo du jour : Lukas Geniušas. Un pianiste plus que prometteur, dont le jeu témoigne d’un sens du récit et d’une vraie imagination, joue un choix de Pièces lyriques d’Edvard Grieg
Lien de la vidéo, durée 15’19 On peut lire ce compte rendu, par Florence Trocmé, d’un de ses concerts il y a un peu plus d’un an.
Les Pièces lyriques de Grieg, 66 en tout, en plusieurs recueils, recèlent de magnifiques pièces, dont un choix fut donné dans un disque inoubliable d’Emil Gilels. On peut en écouter des extraits ici. Et d’autres, par différents pianistes, Gilels, Kempff, Leif Ove Andsnes, Cassard, Gieseking… (émission de Philippe Cassard).
C’est un livre-disque d’une grande richesse que vient de publier le label Ricercar (Outhere). Double richesse en fait, qui repose sur l’articulation d’une présentation historique approfondie quoique relativement brève et très accessible, avec un riche florilège d’œuvres, interprétées par un ensemble de voix de plus en plus en vue, Vox Luminis, sous la direction de Lionel Meunier.
Ein feste Burg ist unser Gott (C'est un rempart qu'est notre Dieu), titre d’un célèbre choral luthérien, est aussi celui choisi pour ce livre-disque de format 21 x 13,5 cm, qui contient deux CD. Sur la page de couverture, un portrait de Luther jeune par Cranach l’Ancien. Avec une main ouverte, qui semble suggérer la musique, y inviter. Luther a très tôt attaché une grande importance à l’apport de la musique dans la pratique religieuse. C’est ce que démontre le texte inclus (en trois langues) dans ce livre : il mène le lecteur d’un rappel de la Réforme luthérienne, avec la publication des 95 Thèses en 1517, à une brève description de la liturgie luthérienne pour ensuite développer la conception que Luther a de la musique, avec un petit détour par le contexte de la vie musicale allemande à son époque. Luther va en premier lieu constituer, et c’est capital pour la suite de l’histoire de la musique, un répertoire de base, les chorals, avec une première édition en 1524 du Geistlich Gesangbüchlein par Johann Walter. « Le principe de la mélodie de choral est d’être syllabique, de se développer dans une métrique simple et régulière et d’être facilement mémorisable afin de pouvoir être assimilée et apprise par les fidèles. ». Les mélodies de ce premier livre sont des emprunts à des mélodies existantes, grégoriennes ou profanes, mais surtout des compositions originales. On attribue même la composition de certains chorals à Luther qui était musicien. Ce choral est l’élément emblématique de la musique luthérienne, poursuit le texte et il va petit à petit devenir partie intégrante du matériau thématique dans lequel puisent les compositeurs.
Les œuvres Les enregistrements (plus de deux heures et demi de musique), qui figurent sur les deux disques, formant une sorte d’anthologie, vont de la génération de Martin Luther (1483-1546) à celle de Heinrich Schütz (1585-1672), sachant que Bach, lui, verra le jour le 21 mars 1685. On peut citer quelques-uns de ces compositeurs, Heinrich Scheidemann (1595-1663), Samuel Scheidt (1587-1654), Praetorius (15671-1621), Thomas Selle (1599-1663).
Les deux disques Il y a une vraie direction artistique derrière tout ce projet. Elle est le fait de Jérôme Lejeune, avec à n’en pas douter la complicité du directeur artistique de l’ensemble Vox Luminis, Lionel Meunier. Les deux CD sont très bien conçus, avec une alternance de pièces pour orgue (interprétées par Bart Jacobs) et d’œuvres chorales de différentes dimensions, pour divers effectifs. L’ensemble au complet comporte six soprani, deux contre-ténors, quatre ténors et trois basses mais on a peine parfois à concevoir que l’effectif est si réduit, eu égard à l’ampleur, à l’opulence du tissu musical. L’ensemble est d’une remarquable homogénéité, d’une intonation évidemment parfaite, avec une grande souplesse des voix et des ressources expressives étendues. Le premier disque est conçu autour de l’année liturgique et enchaîne des pièces pour les différents temps de cette année, depuis l’Avent jusqu’à la Trinité et il se conclut par un ensemble autour du choral éponyme, Ein Feste Burg ist unser Gott, inspiré du psaume 46 dont Martin Luther a réalisé la première traduction en langue allemande et composé la mélodie. Choral qui allait devenir un vrai chant de ralliement pour les luthériens et base de la composition de maintes œuvres ultérieures, dont bien sûr la Cantate BWV 80 de Bach.
Le deuxième CD est consacré aux fondements de la liturgie luthérienne avec des œuvres de Schütz (Deutsches Magnificat), avec des Passions, des Requiems et des œuvres autour du dogme. Chaque œuvre est présentée de manière à la fois succincte et très précise et bien entendu les paroles de toutes les œuvres sont disponibles en trois langues, anglais, français et allemand (quatre quand l’original est en latin). On notera enfin la belle iconographie qui accompagne les textes du livre.
Un ensemble remarquable qui peut toucher aussi bien l’historien passionné d’histoire des religions, ceux qui s’intéressent à la musique d’église sous toutes ses formes, que le mélomane curieux qui ira de découvertes en découvertes. Le tout procurant un très grand plaisir sonore, loin de l’austérité que l’on prête parfois au protestantisme.
Une vidéo de présentation du disque
Lien de la vidéo, durée 4’35 Avec le Veni sancte spritus de Thomas Selle
→ Ein feste Burg interprété lors de la fête funéraire de Kurt Masur en janvier 2016,par le Thomanerchor, chœur d’enfants et de jeunes, en l’église St Thomas de Leipzig dont Bach fut le Cantor et où se trouve sa tombe.
Vox Luminis L'ensemble Vox Luminis voit le jour en 2004 à l’occasion d’un concert donné à Namur — capitale de la Wallonie, Belgique. Il se définit comme un groupe à géométrie variable composé de solistes — pour la plupart, issus du Conservatoire Royal de musique de La Haye — d’un continuo et d’instrumentistes additionnels, selon les besoins. En 2009, Vox Luminis se fixe définitivement à Namur. Dès sa création l’ensemble se caractérise par sa cohésion et séduit tant par la personnalité de chaque timbre, que par la coloration et l’homogénéité des voix. Tous les membres de Vox Luminis sont enthousiastes à l’idée de partager avec le public leur passion de la musique ancienne. Le répertoire est essentiellement italien et allemand du XVIe au XVIIIe siècle. (source)
Ein fest Burg ist unser Gott, Luther and the music of the Reformation, Vox Luminis, direction Lionel Meunier ; Bart Jacobs, orgue. Un livre double CD Ricercar, durée, 02:35'00. RIC 376.