
Nous ne sommes pas séparés
Henry Bauchau
Mise en scène Benoit Théberge
Avec Marie Delmas, Benoit Théberge
Maison de La Poésie à Paris, Salle Lautréamont
Du 11 janvier au 11 février 2007
Nous ne sommes pas
séparés
D’après l’œuvre de Henry Bauchau
Journal d’Antigone (1999)
Passage de la Bonne Graine (2002)
Heureux les déliants (1995)
Nous ne sommes pas séparés (2006)
Des poèmes inédits et L’incertitude du présent, journal de
2002 à 2005 (à paraître chez Actes Sud).

Mise en scène et scénographie Benoit Théberge
Avec Marie Delmas, Benoit Théberge
Lumières Philippe Lacombe
Création musicale Alexandre Calmet
Production
Maison de la Poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines, Compagnie Zéro Théâtre
Coréalisation Maison de la Poésie Paris
Maison de La Poésie, Paris- Salle Lautréamont
Passage Molière 157, rue Saint-Martin 75003 Paris
Métro Rambuteau
Du 11 janvier au 11 février 2007
Mercredi et samedi à 19h, jeudi et vendredi à 20h30, dimanche à 17h
(relâche lundi et mardi)
Renseignements et location : 01 44 54 53 00
voir aussi le site très complet
de la Maison de la Poésie :
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« Nous ne sommes pas séparés apporte un éclairage singulier
sur l’œuvre d’Henry Bauchau en mettant à nu les affectations, les passions et
les illuminations qui rattachent son Journal à sa poésie. Ce spectacle nous
immerge dans le jardin de son existence, une existence dense de
quatre-vingt-treize années et plonge au cœur du processus auquel l’écrivain se
soumet entièrement pour penser le poème.
La mise en scène nous transporte
au centre de l’aventure quotidienne du poète confronté à la fois aux impératifs
matériels et à la volonté d’aller loin, toujours plus loin, dans la recherche
de l’essentiel. Soutenue par deux acteurs évoluant dans un espace traversé par
des corps et des sons, la parole du poète nous entraîne dans le courant du
fleuve périlleux de la vie et des paysages inconnus que dessinent les
remuements de l’âme.
Libérée de ses contraintes de
papier, l'écriture de Bauchau devient le théâtre de la parole et de l'échange,
des corps inattendus et des énergies en mouvement entre un homme et une femme
que tout éloigne mais rien ne sépare. »
Benoit Théberge
« Nous ne sommes pas
séparés »
Nous ne sommes pas séparés de la Terre par la
construction d’un
tombeau
ni par un chant de pierres d’églises, ni par voie
de contemplation
mais perdus, tout entiers perdus dans le grand paysage
avec ses arbres, ses champs et cette incompréhension
lumière
Sur le bord de la route où l’ombre est rare et l’amour
incertain
nous ne sommes pas séparés de la vie au milieu des
buissons et des
choses communes.
Henri Bauchau, Nous ne sommes pas séparés,
Actes Sud, Arles, 2006.
Henry Bauchau (né le 22 janvier
1913 à Mechelen Malines, Belgique) est un écrivain — poète, romancier et
dramaturge — belge de langue française. II vit à Paris depuis 1975. II est
également membre de l'Académie royale de littérature française de Belgique.
Sa petite enfance est marquée par
l'invasion allemande et l'incendie de la maison maternelle à Louvain. Le
romancier évoquera ce drame dans L'Incendie
Sainpierre. II fait des études de droit à la faculté Saint-Louis, puis à
l'université de Louvain. Avant d'être mobilisé en 1939, il exerce des activités
dans le journalisme et milite dans des mouvements de jeunesse chrétiens.
Pendant la guerre, il fait partie de la Résistance armée.
De 1947 à 1951, Bauchau
entreprend une psychanalyse auprès de Blanche Reverchon Jouve, l'épouse du
poète. Cette analyse marquera profondément sa pensée
C'est en 1958 qu'il publie son
premier recueil de poèmes, Géologie,
qui obtient le prix Max Jacob. En 1960, Ariane Mnouchkine monte sa pièce Gengis, aux Arènes de Lutèce.
Jean-Claude Drouot reprendra l'œuvre en 1988. Entre-temps, Henry Bauchau voyage
et sa vie se partage entre la France, la Suisse et la Belgique ; entre
l'enseignement, la psychanalyse (à Paris, avec Conrad Stein) et l'écriture ;
entre succès et difficultés financières. L’Essai sur la vie de Mao lui demande
huit ans de travail et est publié en 1982.
Enfin, il commence son cycle
mythologique et donne successivement Œdipe
sur la route (1990), Diotime et les
lions (1991) et Antigone (1997).
Parallèlement, la publication de son Journal
(1989-1997) éclaire la création, permet de comprendre l'importance que
représente pour l'écrivain la poésie, les rêves, l'inconscient et l'écriture.
Proche de la pensée d'Ernst
Jünger (1895-1988), Bauchau mêle l'enthousiasme mystique et la connaissance de
l'Antiquité à la psychanalyse, aux philosophies asiatiques ainsi qu’à la foi
chrétienne.
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