À l’occasion de la
journée des femmes, un petit clin d’œil blogueur à trois amies blogueuses.
La première me fait songer à Pessoa
et à Pontalis. Avec Pessoa, elle partage le goût des hétéronymes, je la
connais sous trois noms au moins et à chacun correspond une face de sa
personnalité, très cohérente au demeurant, tout en finesse et en discrétion,
comme son blog, ce Murmure des
mots, qui ne parle pas fort, qui dit des choses simples mais avec
infiniment de sensibilité. C’est en cela qu’elle me fait penser souvent aux
lumineuses évidences d’un Jean Bertrand Pontalis dont elle aime, je le sais,
les livres. Je la découvre aussi photographe et dans le même registre :
celui de dire beaucoup avec l’air de ne pas y toucher.
La seconde m’épate. Mon
amie Nexus n’a pas sa plume sans sa poche et je prédis que le Landernau
littéraire va apprendre à redouter cette blogueuse très avertie des choses de
l’édition, de la presse. Elle imprime sur tout cela son cachet, usant à la fois
d’un regard sans concessions et d’une aptitude un peu perdue chez nombre de
critiques trop dévoués aux causes de la promotion : décocher des traits
tout en finesse, avec humour et légèreté, mais susceptibles de faire mal, très
très mal. Je lui souhaite de prospérer dans ses œuvres mais sans se salir les
mains ce qui n’est pas évident, non pas qu’elle ne connaisse pas parfaitement
les tentations, mais parce qu’il lui faut un minimum de blé.
Et la troisième ?
C’est un soleil de Provence qui a quitté ses terres du midi pour venir
réchauffer nos cœurs citadins. Oui, je sais le blog est ubiquiste, mais il
n’empêche, je ne suis pas du tout une adepte du tout virtuel et j’aime bien que
mes amis ne soient pas trop loin. Bref, celle que beaucoup connaissent sous le
nom d’Ysarda, grâce à zazieweb, où elle a fait plusieurs apparitions (Ysarda
est comme certaines planètes, elle apparaît et disparaît dans notre ciel mais
elle revient toujours), vient de planter sa tente sur les rives de la Seine et
d’ouvrir blog où chacun est convié à se détendre, à s’amuser, mais aussi à
penser. C’est que sur tousazimuths,
la réflexion profonde est la plupart du temps sous-jacente à la facétie, le
clin d’œil s’ourle souvent d’une larme. Cette blogueuse-là nous parle de sa
« dispersion », j’évoquerai bien plus volontiers son goût immodéré et
ô combien nécessaire de la vie, telle qu’elle est, moche et belle, sinistre et
drôle, formidable et insupportable.
©florence trocmé
Merci Florence ! Tu ne peux pas savoir à quel point ce genre d'hommage est réconfortant et encourageant... Si tous les bloggeurs, et les bloggeuses, du monde voulaient se donner la main, nos journalistes autorisés auraient du souci à se faire !
Rédigé par : Eli / Nexus | 09 mars 2005 à 12h48
Pontalis ses fenêtres ouvertes sur la tendresse
celle qui apporte la lumière
une fenêtre par jour belle idée
Rédigé par : adeline | 24 mars 2005 à 12h21