Le jeu des reflets. Ce n’est pas un palimpseste au sens
strict qui suppose qu’aient été effacées les couches antérieures mais cela
équivaut à palimpseste en ce sens que la conscience privilégie le premier
niveau, admet parfois le second mais tolère rarement plus profond. Or aujourd’hui dans le métro au moins trois niveaux
de superpositions, d’images intriquées : le visage un peu énigmatique de
la toute jeune fille qui est assise en face de moi, son reflet dans la vitre en
dame de cœur horizontale et au fond du reflet les moniteurs de contrôle à
l’entrée du tunnel avec toute une foule bariolée montant et descendant de la
rame. Aucun doute que l’image ainsi formée contenait encore bien d’autres
éléments, reflets d’autres personnes dans la rame et hors de la rame, reflets
de reflets, etc. C’est un rêve depuis toujours de photographier de telles
superpositions……Je rêve aussi du pantoum
que composerait sur une telle image l’auteur de la
rue Palimpseste.
©florence trocmé
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