Mardi, 16 heures, ligne 4, entre Alésia et Odéon,
veste
grise en tweed (il doit avoir chaud), chemise grise, la soixantaine, serviette
en cuir clair, alliance, mains courtes un peu tâchées, visage rond et grosses
lunettes mais à monture fine. Il lit Le musée des pillards de Philippe Flandrin
et n’en décolle pas. Il est à mi-chemin de sa lecture. En toile de fond, une
drôle de nuque, casquette rouge vif, étonnant casque audio arceau noir et très
gros écouteurs chromés. Les pillards descendent, avalés par la serviette, à
Vavin
J’ai cru à un polar mais j’ai aussi pensé, presque
obscurément sans doute à cause de
quelque chose entrevu sur la couverture aux bouddhas de Bamyan, en Afghanistan
j’avais
raison
Réflexion annexe
Piller, détruire, démolir, casser, démonter, salir, cracher
sur (liste non exhaustive)
versus
célébrer, partager, passer, propager, ouvrir, chanter,
donner (liste non exhaustive).
La photo est très belle. Note malicieuse : il faut bien de la concentration sur la lecture au monsieur, pour ne pas se retourner... :)
Rédigé par : JC-Milan | 26 mai 2005 à 23h11
Je reviens sur les mains "courtes un peu tachées" on peut écrire aussi "tavelées" (marquées de petites taches), ou encore, comme l'écrivait Genevoix : "tavelé d'éphélides plus foncées que de la balle d'avoine"... (ça me laisser rêveuse..)
Rédigé par : Sabine Bourgois | 09 juin 2005 à 11h52
Oui, la sauvagerie. Là et là encore.
Rédigé par : Laurent Javault | 14 juin 2005 à 23h30