De l’empreinte
« L’empreinte, désertée qu’elle se trouve maintenant par ce qui
autrefois l’a engendrée »
→ le souvenir, l’étreinte, la musique, la vie.
Dans l’empreinte un tact antérieur (au moment de la "prise" de
l’empreinte) mais aussi le tact à (re)venir car l’empreinte est constituée en
manque de façon tellement essentielle qu’elle appelle le retour de ce qui l’a
formée. (D’après G. Didi-Huberman, p. 86)
Le chemin de terre
Le chemin de terre casse le béton
étrange la rue, l’ouvre en faille
disjoint l’emmurement
affleure la rivière
coule secrète juste à fleur
le chemin de terre, retour de toute
chaussée
aux confins du temps
dégager un chemin de terre
pour la coulée vive
mais la houle toujours
Tourne et boule
dans melting pot ventral
soulève s’affaisse
pulse brasse souvenirs
mémoire sensations
et timents
lac profond vortex
siphonne le cœur
dépollue le site
travaille sur zone
ça gite, ça canarde
ça grince, ça coule
mais la houle toujours
Empreinte, encore
« Pas d’empreinte sans le contact, sans cet embrassement étroit du
négatif matriciel et du tirage positif, de la contre-forme et de la
forme » (Georges Didi-Huberman, op. cité, p. 89)
→ Je me souviens des
« planches-contact » qui permettaient de choisir les meilleurs
clichés au sein des suites de photos en noir et blanc.
Raccourci
L’homme va d’un corps mère à un corps mort. En oiseau de mer.