Toucher, toucher de la
musique, exploration du vide préexistant et du silence ou tohu-bohu établis,
elle, elle s’établit, s’étale nappe, sonde accords, scrute et décape, revient
au même endroit, qu’y a-t-il là, cherche, se cherche, explore encore, en microscope de l’invisible, autre dimension, fait sentir qu’il y a cela
derrière la nuit, le silence, le rien, figuration instantanée et éphémère,
apparition disparaissante – s’étoffe lambeaux, fantômes et se dédrape,
s’incarne petite chair translucide, pulse et fond dans la masse océane – zigzag,
requin et fermeture derrière un rideau écroulé, le son à la manœuvre, profiter
de ce souffle, l’hégémonie terrasse et certitudes et cetera, silence les
subtils ! nues les nuances, ridiculisées par le moteur, mais nappe,
immensité montante, envahit interstices, se loge, s’accommode et dilate le dur
de la matière, c’est l’infime pourtant, goutte de son creusant l’espace et le
temps et l’arbre, cognée en ricochets cœurs battant, qu’entendre, qu’entendre
là ?