clivée
dissociée
tu t'en vas par les
chemins
parcourue
sans rémission
sapée à la base
par un flux d'autre
images et paroles
sans fin brouillant ta
route
liquéfiant ton assise
et,
néanmoins
arc-boutée
comme un arbre
à demi-déraciné par la
tempête
tu tentes de résister
de choisir ce que tu
accueilles
dans la coupe de tes bras
humble découragée
fragile forte
déjà vaincue solide
encore
tu tentes de faire
barrage
malgré le sol qui se
dérobe et
la vase qui cherche à
t'engluer
©florence trocmé

faire barrage
être barrage
et malgré tout
savoir accueillir
trier
ce qui ne sera pas
tout de suite
oublié
Rédigé par : Pierre Maubé | 21 avril 2006 à 12h56
Le déversoir des mots
comme une écluse nourricière.
Sa violence d'attraction
rend vaine toute résistance.
Seules les brindilles solidaires enchevêtrées à la manière des nids d'oiseaux sont à même de murer un temps trop bref le déluge
oublieux. Toute sédimentation pérenne est impossible, on le sait.Mais, l'inclinaison précieuse des paumes poétiques qui accueillent, peut aussi modifier le sens de sa déclive sur sa pente. Il lui suffit peut-être de redonner leur verticalité aux doigts serrés.Cela vaut bien des prières , mains jointes, comme pour lire dans un livre de chair, ouvert, un miroir
sans reflet, couvert de lignes et de pliures. Certains y lisent quelque chose. Toute légende a ses maisons. La tienne est humide,parcequ'elle est vivante.
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Pour Florence Trocmé
25 Avril 2006..." Parce que je trouve ce poème très beau et très près du flux intérieur de l'écriture " - Mth PEYRIN [c]
Rédigé par : Mth PEYRIN | 26 avril 2006 à 17h49