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23 mars 2006

Commentaires

faire barrage
être barrage

et malgré tout
savoir accueillir

trier
ce qui ne sera pas
tout de suite
oublié

Le déversoir des mots
comme une écluse nourricière.
Sa violence d'attraction
rend vaine toute résistance.
Seules les brindilles solidaires enchevêtrées à la manière des nids d'oiseaux sont à même de murer un temps trop bref le déluge
oublieux. Toute sédimentation pérenne est impossible, on le sait.Mais, l'inclinaison précieuse des paumes poétiques qui accueillent, peut aussi modifier le sens de sa déclive sur sa pente. Il lui suffit peut-être de redonner leur verticalité aux doigts serrés.Cela vaut bien des prières , mains jointes, comme pour lire dans un livre de chair, ouvert, un miroir
sans reflet, couvert de lignes et de pliures. Certains y lisent quelque chose. Toute légende a ses maisons. La tienne est humide,parcequ'elle est vivante.


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Pour Florence Trocmé
25 Avril 2006..." Parce que je trouve ce poème très beau et très près du flux intérieur de l'écriture " - Mth PEYRIN [c]

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